Poésie à découvrir


Poésie, poèmes - Philippe Rovere



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La poésie, à l’origine, c’est l’acte de créer : Ecrire, dire, dessiner, façonner une chaise, un vase, créer une entreprise, faire de la recherche scientifique, méditer, semer une graine, jardiner…



Bonne lecture,

Belle musique des mots et des sentiments !


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poésie - Philippe Rovere

Les petits riens

Ecouter la petite voix intérieure,
Accepter les petites erreurs,
Prendre soin des petits riens,
Faire un pas aujourd’hui pour demain.

Un demain un tantinet moins matériel,
Un demain un tantinet plus spirituel !

Un petit peu plus de partage,
Un petit peu plus d’émerveillement.

Une petite action pour demain,
Une petite action vers l’humain.


Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

Elle n’est pas morte, la poésie !

Elle n’est pas morte, la poésie.

Elle montre ses griffes, ses crocs, elle pousse son cri,
Elle croit, elle a foi, elle crée ses propres lois,
Elle s’immisce, elle suit les forces de vie !

Elle invente un monde à son image,
Elle se libère de la cage,
Elle plante les graines futures
Et ces fruits feront toute sa nourriture.

Elle n’est pas morte… la poésie…

Dans la nuit, elle capte l’écho de la lune,
Elle souffle son vent sur le dos des dunes,
Elle n’a pas peur, elle est reliée au cœur, elle colporte,
Elle clame l’âme du monde qui frappe à sa porte !

Elle bouge ou ne bouge pas…
Se tient debout, bondit !
Regarde, regarde et vois…

Elle n’est pas morte, la poésie !


* Un poème à propos de la force toujours
vivante de la poésie !

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

Paris

Paris esprit j’écris
Paris douleur je crie
La mer trop loin j’ai faim
Aller là-bas demain…

Mais aujourd’hui Paris
Ici la vie magie
Paris rencontre aussi
Effervescence Paris !

Paris les sens champagne
Paris pollue campagne
Paris bourdonne trop
Paris odeur malsaine
Paris jolis les ponts
Paris jolie la Seine
Paris pullule la ville
Paris jolies les îles…

Paris café posé
Paris bistrot rêver
Paris ses pierres ses rues
Paris épris perdu !

Paris pilule amère
Couleur me manque la mer
Saveurs de pains et pêches
Paris vélos calèches
Calé, bouchons les rues
Piétons marcher trottoir
Trotter chaleur du soir…

Je vais, je viens, j’écris
Forêt des fois je vais
Humus boisé et frais
Iris ouvert et nu
Carcasse du bus craque
Paris je croque cru :

Esprit Paris la vie
Paris Paris Paris !


* Mon arrivée à Paris…
entre désillusion et magie !

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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Le pouvoir des fleurs

Fleur, tu as le pouvoir,
Bientôt morte, à peine née,
Tu as le pouvoir de parfumer mon nez.

Et cette senteur, oh fleur, effleure mes pensées.
Jardin intérieur, jardin extérieur,
Jardin de mes aimées.

Fleur, tu as le pouvoir de t’immiscer.

Ton langage c’est une couleur,
Ton langage c’est une odeur,
Ton langage c’est un toucher.

Tu as le pouvoir de me faire taire,
Un jour, fleur, tu seras mon cimetière.

Alors à travers toi, je serai à titre posthume,
Devenu, l’âme d’un homme qu’on hume.


* A la beauté, à la délicatesse, à la magie,
à la douce force des fleurs !

Philippe Rovere
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Les sept sentinelles

La nuit pullule et en son sein, les sept sentinelles m’observent.

La sentinelle du temps me regarde sans fin et quand je soutiens son regard, je me projette dans l’infini, je ne sais plus quand je suis, ai-je un an, ai-je mon âge, ai-je cent sept ans ?

La sentinelle de l’enfant me regarde aussi et brillent ses yeux dans la nuit. Brillent ses yeux de l’insouciance, brillent ses yeux pétillants et brillent ses yeux béats et ronds perdus dans les lunes, c’est selon.

La sentinelle de la douleur me lance ses yeux injectés de sang, elle se tord, elle crie de grimaces les blessures de son corps, elle suinte les torpeurs de son cœur dans un silence affreux, elle est triste, elle est seule et elle souffre.

La sentinelle de l’amour me lance ses yeux doux, ses yeux qui dansent bleu, ses yeux sincères et francs, sans manigance. Alors, tout nu et tout entier, je me baigne, dans la fierté de son être, au-delà des apparences, dans la source de ses yeux fontaines, ses océanes élégances. Dans les aigues-marines et les azurs de ses iris, je respire les arômes et le souvenir d’un rêve originel. Tout nu et tout entier, je plonge dans les turquoises de ses prunelles et je m’enfonce avec amour dans les eaux de ces mémoires qui nous lient, profondes et intemporelles.

La sentinelle de la mort me foudroie, elle s’apprête à couper le fil, là maintenant se jouer de moi. Si je pleure, elle rit, si j’ai peur, elle se moque, si je ris, elle pleure, elle grossit de moi tous les plis, tous les défauts, et au jeu du plus malin elle a toujours le dernier mot. Alors je la regarde bien en face et sur le fil ténu qu’elle propose, bien obligé, je lui accorde la dernière valse.

La sentinelle du mystère me regarde, elle est insaisissable. Elle est le grain de l’eau, le grain de sable. Si je choisis l’un, je me noie et j’étouffe et si je choisis l’autre, sans prise, je m’enfonce et j’étouffe. Si je prends les deux, je suis la plage toute entière, je suis la plage et puis la mer. Si je prends les deux, je suis terreuse la poussière, je suis l’infime interstellaire coulant et serpentant dans les S et les méandres des rivières. Je suis celui qui aime par trois fois, celui qui aime, qui aime celui qui aime les mystères.

La septième sentinelle n’existe pas. C’est juste le reste d’un zèle, illusoire, un leurre, un mirage, un miroir un zeste de nuit dans une veste noire.


* Poème en écriture spontanée…
… 7 respirations, 7 sentinelles, 7 miroirs …
Faîtes peut-être une petite pause à chacune d’elles.

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

S’envoler

S’envoler, léger,
Lové dans les volutes des nuages élevés,
Volubiles hélices habiles et folles,
S’envoler, volatile et frivole.

S’envoler, léger, s’élever lavé,
Des liens libéré, délivré,
Nouveau oiseau, nouvelle oiselle,
S’envoler léger, s’élever, lavé par le ciel.


* Un poème renaissance, juste à regarder le ciel.

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Tigre blanc

Dans les copeaux d’écorces d’un sol humide et terreux,
De tout son long, il fait facile l’heureux !
Tigre blanc se roule, s’étire, se fait grand, se fait plaisir !
Et quand il se lève, son pelage, miracle,
Est toujours noble et blanc comme la neige.

Muscles souples sculptés et saillants,
Docile dos dodelinant,
Reins brimbalants, corpulents et coulants,
Il s’avance, il balance lentement, élégant et indulgent,
Il s’en va plus loin, poser, seigneur, là-bas son séant.

Tigre blanc fait le beau,
Tigre blanc fait le grand,
Il fait fier et fort le félin envoûtant.

Regarde ! Il ouvre sa gueule
Et baille ses crocs, carnage géant !


* L’image-poème d’un majestueux fauve tigre blanc.

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Le Cadeau

Comme ces bulles de savon qui s’envolent et s’en vont et qui crèvent à loisir,
Beau, véritable et mourant miroir de mes cellules,
Bouquet cadeau de l’automne, comme tu me fais plaisir.
Plus fort que tout, chaque jour qui passe, un peu plus, éphémère,
Je t’aime et de loin, je te préfère…

…à toutes ces choses que l’on consomme et consume,
Sans sens et sans cesse, cadeaux qu’on accumule
Et qui fabriquent nos détresses
Et qui pourrissent nos tendresses
Et qui finissent par faire de nos cœurs d’ordinaire béatitude,
De fades et froides et tristes usines à solitude.

Alors je le redis,

Comme ces bulles de savon qui s’envolent et s’en vont et qui crèvent à loisir,
Plus fort que tout, chaque jour qui passe, un peu plus,
Ephémère cadeau de la vie, je te désire.
En moi, en toi, cadeau qui existe déjà,
Comme un foyer, once de vie en nous innée !

Le vois-tu le cadeau de nos yeux,
L’entends-tu le cadeau de nos tympans,
Le vois-tu, l’entends-tu le cadeau de l’automne tombant ?

Et le cadeau caresse d’un ciel couchant,
Le cadeau réconfort d’une main sur la joue de l’enfant,
Le cadeau caresse réconfort d’une main sur la joue du vivant…

…en moi, en toi, dans la moisson de nos fêtes,
Dans nos nuits de nougats et de noix,
Dans nos feux, dans l’alcôve étoilée,
L’entends-tu la cadence cadeau de nos voix,
Le sens-tu le cadeau de nos torses intimes, embrassé par nos bras,
Quand cœur de nos coffres, on se l’ouvre et on se l’offre,
Cet amour inné, cette chaleur velours de nos âmes incarnées ?

Les voilà peut-être les cadeaux que nous avons à partager.

Alors je le redis,

Comme ces bulles de savon qui s’envolent et s’en vont et qui crèvent à loisir,
Plus fort que tout, chaque jour qui passe, un peu plus, éphémère, je te désire.
Je t’aime et de loin et de près et voilà pourquoi,
Même caduc, je le cueille, je le chéris,
Ce bien aimé compagnon,
Ce périssable
Cadeau
De la
Vie
!


* Une amie m’a offert un sourire et un bouquet
de feuilles d’automne.

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

A la cour du Roi Soleil

Ce matin, je me suis réveillé à la cour du Roi Soleil.

Je m’habille et je sors dans le jardin attenant aux bâtisses… et je me retrouve nez à nez avec un Marquis, enfin il me semble vu la teneur de ses habits, de la dentelle, du jaune, un maximum de plis et de replis… je lui dis :

– Bonjour, Monsieur le Marquis, ne trouvez-vous pas en tout point ce nouveau jour exquis ?

Il me répond :

– Mais, jeune homme, je ne vous connais pas, et vos rimes un peu fades m’ennuient. À peine debout, je suis encore dans mon rêve et dans mes lunes et votre ton tout de joie, et votre ton, quel qu’il soit, vraiment, Monsieur, m’importune.

Sans perdre ma contenance, je lui réponds :

– J’espère, Monsieur, que votre Dame Marquise au matin vous donne autre chose que ces airs froids, que vous me chantez là, vent du nord, vent de la banquise et avec eux, Monsieur, je vous laisse et je m’en vais de ce pas voir si je peux trouver, loin de vous, de ce jour, d’autres délices.
Et en passant, et en partant, je fais exprès de soulever un peu de poussière. Et donc, je continue mon exploration des jardins de la cour, espérant butiner des choses meilleures.

C’est alors que j’aperçois une fontaine auprès de laquelle deux dames s’entretiennent. Leurs jeunes et roses visages font les jolis, délicats, distingués et de surcroit, ils semblent à mon égard un tantinet attentionnés. C’est beaucoup dans le petit peu de mon début de matinée. C’est déjà beaucoup mieux, je le dis, que Monsieur le Marquis, mal luné !

Bref, les oiseaux chantent et d’une fenêtre ouverte, au loin, on annonce :

« Oyez, oyez, le roi se lève. Messieurs, Mesdames, faites honneur, faites honneur au Roi Soleil. »

Courbette, c’est l’heure des courbettes, Marquis, dames et moi-même nous nous exécutons, déroulé du bras, révérence, polie plongée du chapeau et du menton.


* Un poème fantaisiste et spontané… écrit au fil de la plume…
Une histoire à continuer !

Philippe Rovere
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Douce insouciance

Douce et vieille
… insouciance …
Fleur de mon âme
… emparée d’espérance …
Chère et joyeuse à mon cœur.
Oh ! Extrême extase.
Oh ! Douceur.


* Mon âme, ma connexion à la source de vie…
oh extase, oh douceur !

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Passe le temps

S’effrite le sable et passe le temps,
Et parmi les dunes, un papillon habile,
Jailli de nulle part, m’accompagne.
Comme un futur palpité d’amour,
L’astre soleil traverse mon torse
Et le souvenir de la lune, ronde et féconde,
Porte mon pas dans un rythme approprié.

Valse le temps, troublé.
Valse le sable, soulevé.
Valsent les rêves !


* Poème spontané inspiré par une envoûtante musique jouée
au piano par un ami. Lune et soleil à l’équilibre !
Vivent les rêves !

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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L’hirondelle

L’hirondelle a rejoint l’Afrique et ses girafes,
Elle se repose du voyage et de ses affres.
L’hirondelle a rejoint l’Afrique et ses hippopotames,
Elle a croisé en chemin quelques hérons.
Aujourd’hui, sous les tropiques, elle se régale,
Elle se revigore en croquant de gros hannetons.


Philippe Rovere
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Vie et Amour



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Frisson

Un vrai frisson, un frais frisson,
Initié d’un son, d’une mélodie,
Un fragile frisson échauffé de génie !
Fêlure avouée, craquantes unions,
Impromptus pépins des fruits de ma passion.

Source de mon sourire cerise,
Déconcertants concerts de surprises,
Les permanentes improvisations.
Ecrits pianotés, chants emplumés,
Phrasés viscéraux et infinis,
Opportunes pépites de vie.

Un vrai frisson, un frais frisson,
Initié d’un son, d’une mélodie,
Un fragile frisson échauffé de génie !
Fêlure avouée, craquantes unions,
Impromptus pépins des fruits de ma passion.


* Poème-passion de l’improvisation-mélodie
des sons de la vie !

Philippe Rovere
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Peaux douces

Fébélites mirabelles,
Armourceurs écontrées,
Liqueur d’étoile.
Encastrées corps et âmes,
Ozamélines caresses lianes.

Vif florilège,
Arpagoules étreintes
Et velours d’arpèges.
Les trottines engambées de nos pouces,
Cajolent le coulis, ocario, de nos peaux douces.


* Poème d’amour charnel aux mots inventés..

Philippe Rovere
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Je voudrais garder les couleurs de l’automne

Vulnérable et friable, merveille nervée,
Elle crépite quand on l’écrase,
La vieille feuille sous nos pieds.

Fin d’automne qui se blesse et qui ne laisse plus paraître que d’éparses bouquets, robes jaunes et rousses, bouquets bruns sombres et grillés. Ils gisent au sol ou encore s’accrochent troués des écorces des bois gris de l’hiver.

Je voudrais garder les couleurs de l’automne et ses flammes mais à chacun de mes pas, les bouquets se fanent et les feuilles tombent innombrables, et l’hiver progresse, tressé de ses troncs nus.

C’est bête, mais je crois si fort que l’hiver sera monotone, et pourtant déjà, il prépare ses jours et ses ciels ensoleillés, secs et clairs, ceux des bleus les plus purs et les plus légers, ceux des bleus les plus purs, les plus doux et les plus durs à imaginer.

Bientôt, foi d’homme, ils seront tous tombés les valeureux tons d’ambres de l’automne ! Adieu les audacieux brasiers de feu, adieu les héroïques carmins ! Adieu les vains et maints joyaux de mon jardin, adieu les feuilles sur mon chemin…

Le corps et l’esprit saisis d’un froid sain et sec, bleu d’hiver velouté de lait dans la tête, griffé d’arbres gris, entre les cloches qui sonnent, j’attrape, juste avant qu’il s’estompe, le dernier écho d’un souvenir qui encore résonne :

« Je voudrais garder les couleurs de l’automne »


* Un poème en mémoire d’une balade que j’aime tant faire…
De Montparnasse, en passant par le Jardin du Luxembourg,
jusqu’au pont… entre les cloches de Notre-Dame
et l’Ile Saint-Louis.

Philippe Rovere
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Le Youpala

Bien d’autres l’ont vu avant toi, et te voilà parti, ta chance sous le bras, à la rencontre du fameux Youpala.

Vas-y, va, n’en fais pas trop c’est contre indiqué, mais non plus ne fais pas les choses à moitié. Alors tu le trouveras, mais attention, il est là où on ne l’attend pas.

Si tu cours, il marche, si tu prends le train, il prend une barque. Va, bonhomme, va, quand tu le verras, c’est immanquable, tu le reconnaîtras.

Va, bonhomme, va !


* Etrange mélange de Yéti, de Youpi et de Koala,
quand il n’y a plus d’espoir, il y a le Youpala !
Alors va, bonhomme, va !

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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Alcool

Il y a des soirs… je rigole, je me marre… c’est profond… c’est bon… c’est salvateur !

Il y a des soirs… je vomis tout… et là aussi… c’est salvateur.

Il y a des soirs… je vomis tout ou je garde tout, peu importe, ça a un goût amer.

Quand ces troisièmes soirs se succèdent… zone dangereuse… je les ai écumés, je les ai explorés… c’est sans espoir.

Quand les belles brumes de la boisson se dissipent, soit d’elles-mêmes, soit que l’esprit, averti, soit devenu assez fort pour s’en défaire… donc, quand les belles brumes illusoires de la boisson se dissipent, il ne reste que moi, seul, accablé, nerveux, imbibé, pourri jusqu’au trognon d’un mauvais alcool !


* Ce poème comme un témoignage des jours de ma vie où
l’alcool anesthésiait mon âme et rongeait mon corps.

Philippe Rovere
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Pénétrantes pupilles

Des petites pupilles pénétrantes plus que la pluie pétillaient de joie. Pépé Patrick passait l’après-midi posé au bord d’un puits peu profond à pêcher la grenouille.

Il passait le temps comme il pouvait Pépé. Il fumait sa pipe et papotait avec son pote Paul. Ils avaient transformé leurs cannes de marche en cannes à pêche. Au bout de la canne, un fil, au bout du fil un rouge petit bout d’éponge, en guise d’appât !

Ils pêchaient, ils papotaient, ils passaient l’après-midi. Le soleil tapait fort et puissant sur leurs chapeaux de paille et leurs petites pupilles pénétrantes plus que la pluie pétillaient de joie jusqu’au fond du puits.


Philippe Rovere
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Le génie d’un thé japonais

Je goûte le génie d’un thé japonais
Et j’écoute ce biscuit craquer dans ton palais.
Sur la table, un carnet, entrouvert, me fait des aveux,
Le coton de sa page blanche
Se couche dans mes yeux, abandonné !

…et la machine à café, au fond du bistrot,
Se pressant essoufflée, presse un énième expresso…

Voilà alors qu’un livre m’appelle,
Qu’une œuvre m’interpelle
Et je sens qu’elle est prête à s’ouvrir !
A me faire avaler, dans le soir tombant,
Ses histoires et ses délires…

J’embarque dans son bateau, je goûte le vent de ses mots,
Et je me vois content, enfant, assis dans son manège,
Et je fonds d’amour car autour tombe la neige,
Et ça me touche dans l’hiver et dans le froid,
D’autant plus qu’au fond, dans ma bouche,
Au chaud fond un chocolat.

…et la machine à café, au fond du bistrot,
Se pressant essoufflée, presse un énième expresso…

J’entends le cliquetis des tasses,
C’est avec lui, ici, et mes voisins que le temps passe…

Et je décortique, et je mâche, et je mastique,
Les voix, les sons et les mots.
Je glisse dans leurs défauts, je me faufile,
Dans leurs instincts intacts et tactiles,
Je file, je surfe dans leurs subtils sursauts.
Tissu de soie, de sens et d’émotions, avec délices,
J’écoute et je croque dans tous les caprices des conversations.

Je goûte le génie d’un thé japonais
Et j’écoute ce biscuit craquer dans ton palais.


* Poème écrit dans un café-librairie,
une après-midi d’hiver à Paris.

Philippe Rovere
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Retrouvailles !

A chaque ramée, coupant le silence précieux de la nuit, il avançait, avec le gouleyant bruit ondulé de l’eau.

Aussi facilement que les chameaux traversent les dunes, sa barque fendait l’huile du lac, il allait, il ramait au clair de lune, s’accommodant de toutes ses anciennes blessures, avec fierté et courage, suant d’espoir, il osait réveiller la nuit et s’aventurer dans ses murmures et braver, surgis du fin fond des forêts, les cris des bêtes et des oiseaux, nocturnes.

Aux aguets, furtif, telle une bruine évaporée d’un philtre, il flirtait en l’argentine nue… sans heurt… il accostait le ponton projeté de la berge… et planté dans le miroir encre de l’eau, cerclé de scintillants éclats, naïf, il attendait la venue de sa fiancée.

Ils avaient décidé d’unir leurs jours et de ne plus naviguer, en ce monde, autrement qu’en leur intime et chaleureux amour. Et la voilà, finement voilée encore silhouette, preste, qui glisse en la pénombre et le ponton franchit.

Amour, blessure, espoir, fierté, ils ne sont plus qu’un, haletants, dans la nuit, enlacés.


* Amour, blessure, espoir, fierté… quatre mots pour un
poème-vision éthéré et filant…

Philippe Rovere
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Là, maintenant ?

Rien… rien comme si tout était là, rien de plus que ce qui n’est déjà là. C’est alors que quelque chose peut finir par passer, fatalement.

Cette fois-ci c’était déjà dans l’air, c’était déjà évoqué, c’était chansons, poésie, lecture, amour simple et profond d’un partage, d’une présence… une présence à soi, à ce qui est cher, ce qui est précieux…

Et puis enfin, ce fut, comme une flamme au bout de la bougie, dans mes idées, dans le vent passager du corps et de l’esprit, un repas, celui de ce soir, de toute évidence partagé, avec l’aimé, avec l’ami.


Philippe Rovere
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Sonnent les sons

Aux creux de l’air, sonnent les sons. Un tuba sombre et clair, soufflé, radieux, résonne. Je m’accorde à lui et je vibre profond, soufflé, osseux, je sonne.

Et le vent chuchote, et tinte le timbre d’une flûte, soufflée, légère et aussi sérieuse, elle glisse dans le ventre grave des autres voix, moi, vent, tuba.

Tout souffle jusqu’au bout et se tait… et du néant jaillit, claironne et chante une vibrante trompette… et ces notes aussi, soufflées et claires, s’évanouissent.

Cristallines évanescences, tourbillonnantes clochettes, voilà maintenant que s’élèvent célestes, carillonnent et chantent les enchanteresses harmoniques.


* Un ode à la beauté des sons qui nous entourent…
et même aux harmoniques qui s’y cachent.

Philippe Rovere
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Bouquet d’aciers du mental

Bouquet éclaté, noir, gris, tranché. Escrime acharnée, traits lacérés, les désunis coups d’épées de métal fusionnent et se fixent dans le pâle reflet d’un grisâtre et tardif automnal.

Eclair sans écho, coïncidence figée, instantané précipité des danses dans la prison d’un espace clos et fermé, droites, tendues et tombantes, fleurs et pétales de fers en chute, se fanent, se meuvent et meurent.

La tranchante et métallique mécanique des aciers du pendule du mental lamine, siffle et souffle l’air de ses incessantes chimères, frénétiques, furieuses et infernales.


* La mécanique du mental sans cœur perce
mon corps d’un froid infernal !

Philippe Rovere
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Bergères africaines

A ma portée, d’un jeune mouton, pelotonné,
Sur les genoux d’une femme, j’entends le chant bêlant.
Dans les steppes de mon cœur roulent les cailloux ronds.
A ma portée aussi, un ciel fumant d’orange,
de rose et d’horizon.

Entre chien et loup, je me pâme et poète affamé,
Je mange la vie laineuse lovée au cœur des femmes.
Je la recrache en une peau, tannée,
Légère tenue, habit de bergère,
Amie de la nuit presque nue.


* Poème-tableau sur la savane africaine à la nuit naissante…
où les grandes et noires bergères s’habillent de la peau
des moutons qu’elles gardent.

Philippe Rovere
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Le désordre des êtres est dans l’ordre des choses

Où est-il mon être, où est-elle la chose ? Où est l’entendement, où est la connaissance, où est la ligne de conduite ? Dans le lointain, dans le point de fuite ? Ou dans le proche, dans le creux du proche ? Dans l’accessible de l’adjacent, dans le sourire voisin, galbe d’une joue me jouxtant ? Cette joue, c’est un poisson qui a gobé la lune.

Je suis un poisson et je gobe la lune. Je suis la lune et j’hurle sur les loups et je donne aussi lumineux soit-il, mon lait. Je suis le lait et je donne ma langue au chat, je suis le chat et je donne ma langue à l’homme et l’homme prend ma langue et il boit mon lait et le lait miaule de bonheur, il plante ses griffes, il plante ses crocs à la gorge des hommes, à la gorge des loups… et le sang coule… il pleure sur la neige. Le rouge est blanc, le blanc est rouge…

Je m’appelle Lucie et j’ai dix-huit ans, je pleure mes larmes de loup, mes larmes de lait, je pleure le sang et la neige en tombant me prend, me prend tout mon temps. Mon temps de lune, mon temps de chat, mon temps de femme… et je pense à toi… Charles. Je pense à toi, ma rime, ma maxime, Charles ma rose, dans le désordre des êtres et dans l’ordre des choses.


* Ce titre, une phrase de Jacques Prévert, à fait naître
cette histoire, chamanique et poétique…

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Les sept sentinelles

La nuit pullule et en son sein, les sept sentinelles m’observent.

La sentinelle du temps me regarde sans fin et quand je soutiens son regard, je me projette dans l’infini, je ne sais plus quand je suis, ai-je un an, ai-je mon âge, ai-je cent sept ans ?

La sentinelle de l’enfant me regarde aussi et brillent ses yeux dans la nuit. Brillent ses yeux de l’insouciance, brillent ses yeux pétillants et brillent ses yeux béats et ronds perdus dans les lunes, c’est selon.

La sentinelle de la douleur me lance ses yeux injectés de sang, elle se tord, elle crie de grimaces les blessures de son corps, elle suinte les torpeurs de son cœur dans un silence affreux, elle est triste, elle est seule et elle souffre.

La sentinelle de l’amour me lance ses yeux doux, ses yeux qui dansent bleu, ses yeux sincères et francs, sans manigance. Alors, tout nu et tout entier, je me baigne, dans la fierté de son être, au-delà des apparences, dans la source de ses yeux fontaines, ses océanes élégances. Dans les aigues-marines et les azurs de ses iris, je respire les arômes et le souvenir d’un rêve originel. Tout nu et tout entier, je plonge dans les turquoises de ses prunelles et je m’enfonce avec amour dans les eaux de ces mémoires qui nous lient, profondes et intemporelles.

La sentinelle de la mort me foudroie, elle s’apprête à couper le fil, là maintenant se jouer de moi. Si je pleure, elle rit, si j’ai peur, elle se moque, si je ris, elle pleure, elle grossit de moi tous les plis, tous les défauts, et au jeu du plus malin elle a toujours le dernier mot. Alors je la regarde bien en face et sur le fil ténu qu’elle propose, bien obligé, je lui accorde la dernière valse.

La sentinelle du mystère me regarde, elle est insaisissable. Elle est le grain de l’eau, le grain de sable. Si je choisis l’un, je me noie et j’étouffe et si je choisis l’autre, sans prise, je m’enfonce et j’étouffe. Si je prends les deux, je suis la plage toute entière, je suis la plage et puis la mer. Si je prends les deux, je suis terreuse la poussière, je suis l’infime interstellaire coulant et serpentant dans les S et les méandres des rivières. Je suis celui qui aime par trois fois, celui qui aime, qui aime celui qui aime les mystères.

La septième sentinelle n’existe pas. C’est juste le reste d’un zèle, illusoire, un leurre, un mirage, un miroir un zeste de nuit dans une veste noire.


* Poème en écriture spontanée…
… 7 respirations, 7 sentinelles, 7 miroirs …
Faîtes peut-être une petite pause à chacune d’elles.

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Le Vieux Maurice

Il est au pied de l’arbre, au pied du port, vieux Maurice est là, seul. Sa main tremble un peu, son souffle est bruyant, ça fait du son quand ça passe dans les tuyaux. Prendre la mer et partir, il n’y pense plus. Il pense plutôt qu’il pourrait bien partir mais pour une toute autre destination… pour la mort… et cette pensée le fait… sourire.

Il n’a jamais vraiment eu peur de mourir, en fait, il n’en sait rien, tout ce qu’il sait, c’est que cette pensée, là tout de suite, ça le fait rire ! Et dès qu’il bouge un peu, ses os craquent et quand ça fait ça, il retrouve ses vingt ans, et ça le fait rire car à nouveau, il se prend pour un jeune fou, un jeune fou de vingt ans !

Et puis comme d’habitude le rire s’en va. C’est un satané truc, ce rire, quand il est là tout va et d’un seul coup, sans prévenir, il s’en va. Il vous laisse là et il n’y a rien à faire pour le faire revenir.

Il se dit, Maurice, qu’il est parti bien loin et qu’il serait bon justement de revenir, au pied de l’arbre, au pied du port, au bord de l’eau, avec son souffle bruyant, à sa place, celle qu’il aime, celle, où il passe, le temps.


* Vieux Maurice divague joyeusement et profite de la mer et
du paysage, … et il aime ça !

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Couleur

Cette couleur elle est bleue.
Bleu comme tes yeux, bleu comme la mer.
Elle est anti-bleu. Elle est noire, comme les soirs de cafard.
Ces soirs où le bleu est enfermé dans le placard.
Un bleu mutilé, un bleu emplacardé,
Un bleu mangé par le noir.

Cette couleur elle est bleue.
Bleu comme l’heure de nos retrouvailles.
Bleu azur sur les ballots de paille… jaune doré au soleil !
Jaune doré dans un champ vert, celui-là même où j’ai la tête,
Les yeux dans ta couleur, celle du ciel.

Celle de deux nuages bleus dans un ciel gris.
Un ciel d’hiver en plein mois d’août.
Deux gouttes de doute au sein du désespoir.
Désespoir que tu fermes les yeux
Et que je ne voie plus jamais cette couleur,
Celle de tes yeux, celle lumineuse de ton bleu.


Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Conte de la Suze

Il était une fois, un verre de Suze.

Il était une autre fois, un verre de Suze semblable au premier à cela près que cette fois-ci, un premier verre était terminé.

L’homme buvait, l’homme lisait.

La guêpe, compagnonne bruyante et désagréable, sentit l’aubaine et s’invita.

Mesdames fourmis, voisines, s’invitèrent aussi.

L’homme était très agacé de voir venir autant d’intrus et de devoir partager ainsi son verre, mais, enfin son cœur céda :

« Après tout ! Buvons tous ensemble, partageons. »

Il attendit que la guêpe se soit rincée et offrit le fond du verre à la terre sauvant ainsi les fourmis noyées.


* L’été, un centre de loisir, mon jour de repos, la terrasse
d’un bistrot et tout autour la belle campagne
bourguignonne…

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

La pluie m’attire

La pluie m’attire, la pluie me tire
De mon cauchemar, d’un monde béton au cœur avare
De gouttes en gouttes, je me réveille
De gouttes en gouttes, c’est plus pareil
Le goutte à goutte des gouttes d’eau m’émoustille
Coule dans mon dos, tambourine, tape ma peau.

Un rat ça vous dégoutte, pourtant si propre
Se cache sans doute dans ma personne, dans ma pomme
Et sur ma route au vent d’Eole
Sur ma frimousse de campagnol
Elle éclabousse, elle dégringole
Fines secousses, la vie foisonne
Tam-tam de l’eau, ma peau résonne, ma peau frisonne.

Je pars, j’embarque, je largue les amarres
Je quitte cette terre et ses vitrines
Je quitte cette terre et son commerce
Et vogue, vogue, vogue la galère.

Pluie tes clochettes me ravigotent
Sous ta houlette, je trotte, je trotte
Tu es le pain béni, l’antidote
Tu joues de la gouttière, de la tombale pierre
Tu crépites dans les graviers des cimetières
Dans les flaques, tu fais des bulles
A mes oreilles tintinnabules.

Tu t’éclates sur les parvis
Tu carillonnes, tu rebondis !
Tu carillonnes, tu rebondis !



Les fines aiguilles tombent en vrille
Mille ballerines dansent divines
Me tournent autour, m’embobelinent
M’habillent d’une capeline.

A toutes ces fées du ciel
A ces ondines, cette pluie de perle
M’offrant un doux babil
Un grelot grenadine
A toutes ces fées du ciel
A ces ondines, cette pluie de perle
Aux nixes, nymphes, naïades, sœurs sibyllines :

Merci, merci, merci !


* La magie de la pluie me réveille et me fait revenir à la vie :
oh joie, oh joie, oh joie !

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

La Peur

C’est comme un cœur que l’on étouffe
Un brin d’envie et plus un souffle.

C’est comme un cri qui dit je t’aime
Et puis un non c’est pas la peine.

C’est comme un oui je veux de toi
Et puis le doute et puis le froid…

C’est comme un rien qui vous prend tout
Même l’amour, cet amour fou.


Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

Le Soleil, dans le désert, refuse de se coucher

Le Soleil, dans le désert, refuse de se coucher,
Il danse, avec Dame Horizon, la lente valse des jours.
Ils exécutent les habituelles et pimpantes pirouettes et au Zénith, chancèlent,
Enlacés jusqu’au crépuscule, ils vrillent sur les tempos de Vienne.

Et la Lune au loin lorgne l’Astre embrasé,
Jalouse, maline, elle le piste à pas de loup pour mieux l’attraper.

Et les étoiles, tremblantes et canailles loupiotes au service des cieux,
Enguirlandent la scène.

Désuètes bêtises, romances comiques,
Annelées et nocturnes volutes des enfants de la Voie Lactée.

Le Soleil, dans le désert, refuse de se coucher.


* Une interprétation française d’un poème Ukrainien.
Cosmique et comique romance…

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Cimetière d’automne

Les feuilles ont leurs cimetières.

Les oubliées, pavé mouillé,
Le caniveau du fil des jours.
Les recueillies, ont leur cahier,
Les emportées voyagent toujours.

Radeaux de la fourmi,
Méduses, feuilles enfouies
Sous la surface de l’étang
Où les cannetons tâtonnent tant !

Feuille imprévue devant mes yeux,
Termine sa chute tombée des cieux.
Berceau volant, landau de l’âme,
Rouges et Ors, flambante flamme !


* Souvenir d’un parc et d’un automne Clermontois où les
cannetons, petits points jaunes, avançaient
sur l’étang enfeuillé ! Et le reste…

Philippe Rovere
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L’ange à la couronne d’or

Même un ange d’un an à la couronne d’or ne saurait quoi dire.

Sifflera-t-il un souvenir ?
Un souvenir orange de sa voix même,
Mélange d’un firmament et d’une goutte de sang.
Elle chante sur son corps immaculé de blanc.

Soufflera-t-il à vent contraire sur les élans de la mort ?
Mort, étrange mort, même si tu aimes à offrir la fin des ans,
Je souffle à vent contraire et pour un instant,
J’envoie ta faux hors de notre temps.

Ce temps que l’on aime, ce temps où l’homme
engraine les graines d’or de ses poèmes,
Tous ces trésors d’enfant de ce qu’il aime,
Tous ces trésors que les vents sèment,
Vents indulgents ou vents féroces.


* Questions jaillies de l’inconscient…
Réponses jaillies de l’inconscient,
J’aime relire ce poème et entendre ce qu’il me dit.

Philippe Rovere
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Dans les senteurs de l’été

Stagne émerveillée, heureuse de bonheur, une joie verte.
Une joie de la campagne, piquée de piverts,
Labeur chantant de l’été, caché, lové aux ombres des arbres.
Ma tombe éphémère est Terre, ton herbe.

Lenteur, montagne, légèreté ou plutôt profondeur,
Mon cœur ici, mon cœur ailleurs,
Ni moins bon, ni meilleur,
Stagne dans les senteurs de l’été.

Torse bombé, emporté, soulevé encore une fois,
Il serait même d’accord sur l’heure,
Pour accueillir de l’eau, ses trombes,
Mouillées, piquantes et martelées.


* Un été, quelques collines et montagnes…
et le bonheur d’être là.

Philippe Rovere
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Au réveil, il était midi

Au réveil, il était midi.

J’aurais pu aller me promener mais c’était déjà fait. Quels sentiers trouverai-je plus que ceux de mes rêves, illuminés ? Je restais donc las, suspendu aux bienfaits du matelas.

L’oiseau chantait, pépiement posthume au milieu de la brume humide encore de mon rêve frais. Suspension gracile, fragile… puis… vie reprenant son droit, mort subite de mon rêve. Fini la trêve. Je me lève, bien obligé d’aller voir si mon rêve vaut la réalité.

Je me lève, et pour mieux dire, je suis mon pied gauche tout attiré à jouer du parquet grinçant…

…à jouer avec l’oiseau, la première mélodie de cet après-midi, naissant.


Philippe Rovere
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Qui est cet homme ?

Un oublié, un non voulu, un simple passager, pris, dans ce que j’en ai vu, au fond de ses bagages, de ses valises, de ses pensées. Bouche à rebrousse-poil. Tête dégarnie mais tête très remplie. Petites oreilles, écoute stricte, sévère, pointue et affutée.

Mais quel regard ! Quel regard, caché derrière ses lunettes je ne l’avais pas vu, caché derrière l’austérité de sa face à première vue.

Un regard conquérant, lointain, projeté, étincelant tant de profondeur que de la chose au loin à capter. Je m’attendris, je perce la surface et ses premiers plis, et je vois dedans, derrière l’adulte, je vois l’enfant.


* Un hall de gare à regarder…

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Le pouvoir des fleurs

Fleur, tu as le pouvoir,
Bientôt morte, à peine née,
Tu as le pouvoir de parfumer mon nez.

Et cette senteur, oh fleur, effleure mes pensées.
Jardin intérieur, jardin extérieur,
Jardin de mes aimées.

Fleur, tu as le pouvoir de t’immiscer.

Ton langage c’est une couleur,
Ton langage c’est une odeur,
Ton langage c’est un toucher.

Tu as le pouvoir de me faire taire,
Un jour, fleur, tu seras mon cimetière.

Alors à travers toi, je serai à titre posthume,
Devenu, l’âme d’un homme qu’on hume.


* A la beauté, à la délicatesse, à la magie,
à la douce force des fleurs !

Philippe Rovere
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Onigi

Onigi, Onigi, je m’appelle Onigi.

Je rêve d’un rêve génial, d’une météorite d’or, d’une truite indigo, d’un pinceau caressant l’inouï de nos rêves d’un commun accord.

Je rêve fort, moi Onigi, je rêve vite, vite je cours après les bruits qui s’ébruitent, et mes yeux portent une perle qui s’offre et brille aux rencontres fortuites, elle abrite le ciel du coquelicot que j’habite.

Onigi, je m’appelle Onigi.

Je danse sur les touches de neige du piano, je me blottis à l’appel du beau, je me tortille s’il le faut et je mords fort le trésor des accords de la corne d’or des notes et des mots.

Je rêve fort, moi Onigi, je rêve fort !

Je rêve lent le brillant lingot de l’artistique coquille maison magique de l’escargot. Dans sa fuite baveuse, je rêve de nectars enfouis emplissant des amphores en terre cuite.

Nectar du ciel nourrissant nos efforts, sans le fardeau de la peur, de la faille, de la faillite, je brûle mon cœur de paille, j’offre ma neige et mon feu… j’offre mon phosphore !

Car je sais qu’un jour je serai mort alors j’aime la vie.

Je rêve fort, je m’appelle Onigi.


* Poème spontané écrit en incarnant un personnage
imaginaire… révélateur !

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Poème Parole

J’écris le poème parole,
Celui mélodieux des mots riches et sains,
Mots menuets des eaux vives sans fin.
Ferveur du feu, ailé de symboles,
J’écris le poème parole.

J’écris vibrant, l’équilibre,
Fragile et vivant, des vents libres.
Ceux-là même que l’oreille accueille et laisse dire
À la bouche qui pour eux pour elle et pour lui se fait lyre.

J’écris piquante et absurde la feuille de houx,
La blancheur de la chouette, les sourcils des hiboux, touffus !
Et leurs nez, crochus ! Et le fleuve sourire qui sillonne nos lèvres,
Fleuve sourire si doux qui file et s’enfuit sur nos joues…

… jusqu’au bout des jours et jusqu’au bout des nuits…

J’écris le poème parole insoumis,
Le galopant poème tempête,
La course exaltée des chevaux fous des prophètes !

J’écris violente et virulente la bête blessée et intime,
Pourvoyeuse implacable de vents et déluges
Cinglant sans relâche les éminences des cimes !

Serpentine sentence du ciel,
J’écris la foudre cruelle,
Prémisses au fracas du tonnerre
Qui écorchera et déchirera les entrailles de la Terre…

Ferveur du feu, ailé de symboles,
J’écris le poème parole.

Et les douces tourterelles et les terribles sorcières
Qui jusqu’au bout de l’inouï, enfantés de l’éclair,
Rouleront les ronds grondements des orages,
Roulent leurs suprêmes sérénades et rages !

Jusqu’au bout des jours et jusqu’au bout des nuits,
Je t’écris toi fou poème, fou enfant de la Terre,
Toi capable des plus effroyables et incroyables colères…

… jusqu’au bout des jours et jusqu’au bout des nuits…

Je t’écris, toi, le poème parole insoumis !

Et comme le fleuve sourire qui file et s’enfuit sur nos joues,
J’aimerais que tu meures en silence pour que le deuil soit doux.

Apaisé poème parole, braises fertiles, cendres et douceurs,
J’aimerais aimant, librement, maintenant, que tu meures.


Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

Le serpent de vie

Le grand dragon des forces de vie s’insinue dans les désirs.

Le viscéral serpent des instincts s’installe,
Il sait les forces et les faiblesses du plaisir,
Et l’humain ému cache son sexe derrière quelques pétales.

Sexe, perfection de nos corps, originelle,
Sexe, issu de la grande beauté, charnelle.

A tous les regards, le théâtre ouvre ses fenêtres
Et la vie en fleur ou la vie en l’homme cherche,
À se reproduire, comme toujours à se transmettre !

Pomme, fourmi, chacal, serpent cosmique,
C’est ainsi depuis la nuit des temps.
Ciel et Terre, unis et féconds,
Pistils, abeilles butinent et fleurs fleuriront !

Et sur l’amphore fragile le message est gravé,
Sur l’amphore d’argile toujours prête à se briser,
Que je suis femme-homme, une cellule du grand tout,
Femme-homme lumière et femme-homme boue.


Philippe Rovere
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Des mots sur les maux

Je mets des mots sur les maux, le mot tisane sur mal au ventre, le mot pâquerette sur la tête de ma tante.

Je mets des mots sur les maux, je mets ma bouche sur mon cœur et la confiance sur mes peurs.

Je mets des mots sur les maux, un coquelicot sur ma fatigue, l’éphémère sur mon ennui, trois grosses gouttes de joie quand je marche sous la pluie.

Caché sous mon chapeau, je mets des monts sur les merveilles, je mets des mots sur les maux, je mets des fleurs sous les abeilles.

Je mets du beau dans l’inconnu, du chocolat dans ma tristesse, je mets du toi, je mets du moi, je mets du nous dans nos tendresses.

Je mets du baume sur mon épaule et de l’amour dans ma douceur, je mets du blanc dans mes idées et je laisse la vie mettre du rouge dans les veines de mon cœur.


Philippe Rovere
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Par le feu de l’arme de ma plume

Ce sont les prémices d’un élan d’esprit quand ma plume prend la pose dans le pli de ma main qui appuie sur la page blanche de la feuille du papier offert à son fer acéré.

C’est ici et maintenant en ce lieu que par l’arme de ma plume, je transcris la filante amertume en ma bouche d’un café, acide…

C’est ici et maintenant en ce lieu que par le feu de l’arme de ma plume, j’évoque les entrechocs de la vaisselle mise à sécher derrière le bar et aussi au comptoir la rumeur sonore des bavards joyeux !

C’est ici et maintenant en ce lieu, dans le feu de l’arme de ma plume, dans sa simplicité dansante et certaine que me viennent des mémoires, des rythmiques lointaines, des flots, des fontaines et des mots et des flux qui vont et qui viennent, qui me donnent et me prennent et entraînent la plume qui donne la prose, qui s’expose, qui prend la pose dans le pli de ma main qui appuie sur le feutre de la feuille du papier offert à son fer et la feuille se laisse faire, elle accueille aussi bien les coups de griffes, qu’elle accueille et déchiffre le fil doux de l’étoffe des phrases pour que jamais plus on ne les étouffe, les phrases, il les relie, les rend visibles, pour que jamais plus on ne les étouffe, il les relie, les met visibles et en phase, jusqu’à ce que la flamme du feu s’apaise, jusqu’à ce qu’au cœur de la Terre elles se fondent les braises et que l’eau et le vent les emportent enfin les vieilles phrases mortes.

D’un trait elle déclare la paix, la plume, elle taille la pierre, elle allume la lumière, elle éclaire, la plume, d’un trait, elle déclare : « La paix ».


* Poème spontané écrit au café littéraire
« la plume en question » dans un bistrot parisien…
une envolée où la plume, d’un jet, a écrit ce qu’elle pensait !

Philippe Rovere
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Les petits riens

Ecouter la petite voix intérieure,
Accepter les petites erreurs,
Prendre soin des petits riens,
Faire un pas aujourd’hui pour demain.

Un demain un tantinet moins matériel,
Un demain un tantinet plus spirituel !

Un petit peu plus de partage,
Un petit peu plus d’émerveillement.

Une petite action pour demain,
Une petite action vers l’humain.


Philippe Rovere
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Thérèse, envole-toi !

Thérèse mon beau papillon, envole-toi !
Lutte dans un battement sursaut de zèle,
Lance en l’air tes airs de flûte demoiselle
Que ta jupe au vent vole et se déploie !

J’aime te voir, fragile, agile qui vacille.
J’aime te voir, péril, subtil qui oscille.
J’aime te voir, pépite qui palpite et ondoie,
Thérèse mon beau papillon, envole-toi !

Thérèse, tes ailes émotions près de moi,
Tes ailes braises m’irisent dans le froid.
J’aime le feu de ta foi, élans balancelles,
J’aime sentir sur la terre ton désir demoiselle.

Thérèse, mon beau papillon, envole-toi


Philippe Rovere
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Humanisons-nous !

Relions-nous,

Aiguillons-nous,

Dialoguons,

Travaillons,

Aimons !

Emerveillons-nous,

Amusons-nous,

Humanisons-nous !


* Un coopératif et joyeux rassemblement politique et citoyen.
…une ambiance sérieuse et légère…
…une inspiration…

Philippe Rovere
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Elle n’est pas morte, la poésie !

Elle n’est pas morte, la poésie.

Elle montre ses griffes, ses crocs, elle pousse son cri,
Elle croit, elle a foi, elle crée ses propres lois,
Elle s’immisce, elle suit les forces de vie !

Elle invente un monde à son image,
Elle se libère de la cage,
Elle plante les graines futures
Et ces fruits feront toute sa nourriture.

Elle n’est pas morte… la poésie…

Dans la nuit, elle capte l’écho de la lune,
Elle souffle son vent sur le dos des dunes,
Elle n’a pas peur, elle est reliée au cœur, elle colporte,
Elle clame l’âme du monde qui frappe à sa porte !

Elle bouge ou ne bouge pas…
Se tient debout, bondit !
Regarde, regarde et vois…

Elle n’est pas morte, la poésie !


* Un poème à propos de la force toujours
vivante de la poésie !

Philippe Rovere
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Enfin une femme

Enfin une femme sans la marque d’un masque,
Sans la marque d’un inexplicable maquillage,
Une femme au visage aride et vieux,
Au visage crevé de belles rides inondées de la vie de ses yeux !

Enfin une femme au visage humain
Qui ne soit pas de la mode le pantin.

Sans fond de teint, sans laque et sans fardeau,
Une femme qui dit regarde, regarde comme je brille,
Regarde la jeune eau de mon âme
Qui s’écoule, ruisselle et se pâme
Au milieu des crevasses et des montagnes de ma peau.

Regarde comme je meurs, regarde comme je vis,
Regarde comme j’aime, regarde comme c’est beau !

Femmes à la mode et maquillées,
N’abîmez-vous pas l’âme de vos insaisissables années ?

Tant de maquillages pillages de vos cœurs,
Tant de beaux visages en cage qui se meurent !

Femmes, sans fard, sans masque et sans ajout,
Pourvu qu’il en reste quelques-unes comme vous,
Pour que je puisse aimer encore le sourire,
La saveur simple de vos yeux et de vos joues.


* Un poème pour ma grand-mère qui rayonne de beauté
sans le moindre maquillage.

Philippe Rovere
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Lettre à l’ami le poète

« Les éclatantes coquettes couleurs
Du perroquet qui caquette et qui prêche,
Valent-elles l’estivale saveur
De la fraîcheur de la chair de la pêche ? »

Comment va, oh ! Mon ami le poète ?
Sais-tu ? Ta plume toujours se déploie,
Elle est là dans un coin faisant courbette,
Flotte en ma mémoire mais ne s’y noie !

Oh ! L’alouette, le niaouli,
Couleur de la vie, le joli coulis !
Que dit mon mélodique ami des mots,
Dénigres-tu ou goûtes-tu le beau ?

Ami des bourrasques et des lueurs,
Quoi se niche au carnaval de ton cœur ?
Comment vont Venise, frasques et masques,
Danses-tu au son de la Bergamasque ?

Que disent les visages invisibles,
Quoi réclame d’être ton cœur sensible ?
Le fier coq que la basse-cour quémande,
La mouette ailée sur les côtes Normandes ?

Au bois de ton rêve, sève féconde,
Quoi t’inspirent les aléas du monde ?
Oh ! Babil d’un bain de brume et de bruine,
Beauté d’automne des feuilles en ruine…

Quand flots aphones des feuilles se cambrent,
Enflammant d’ambre le gris de Novembre,
Dans ses transes et béances émues,
De quoi s’éprend ton âme inattendue ?

Des éclatantes coquettes couleurs
Du perroquet qui caquette et qui prêche ?
Ou alors des estivales saveurs
De la fraîcheur de la chair de la pêche ?

De mon côté je poursuis le chemin,
Par cette « Lettre à l’ami le poète »,
J’arpente les pentes de mon destin.
Je déploie la plume au fil de sa quête.

Plume que je regarde pour de vrai !
Bercée entre l’ivresse et la raison,
Plume de l’ami poète si gai !
Plume hôte de mon humble maison.

Cette plume par laquelle je fonds
Jusqu’au fin fond des mémoires du cœur.
Parmi les esprits légers et profonds,
Cette plume qui transhume sans heurt…

Plume vestige des rides du temps,
Plume imbibée des histoires du vent…
Alizé des horizons, origine,
Principe, source, avènement, racine !

Dans quels déserts erre la Caravane
De la poésie des phrases diaphanes ?
Au bois de ton rêve, sève féconde,
Quoi t’inspirent les aléas du monde ?

Veux-tu encore que miracle advienne ?
Veux-tu encore qu’elle nous surprenne ?
Rallions-nous aux sens cachés qu’elle exhume,
Faisons léger allégeance à la plume !

Avant que les vents de l’hiver ne viennent,
Avant que les vents d’hiver ne nous prennent,
Avant que la vie nous use et nous fane,
Tant que chante le coq et braient les ânes,

Oyons l’ultime question qui est sienne,
Ultime rime que la plume égraine :
De la poésie des phrases diaphanes,
Dans quels déserts erre la Caravane ?

Au bois de ton rêve, sève féconde,
Quoi t’inspirent les aléas du monde ?
Dans ses transes et béances émues,
De quoi s’éprend ton âme inattendue ?


* Lettre à l’ami, le poète qui aime la beauté de la vie,
la joie des mots, des sons et de la poésie !

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

Quel bruit fait le battement d’une main seule ?

Paume vers le ciel,
Paume vers la terre,
Elle appelle l’autre main.
Elle appelle la main de l’ami,
Elle appelle l’ami de la main,
Elle soulève le vent,
Elle souffle sa question :

Quel bruit fait le battement d’une main seule ?

Elle offre ses rides et lignes,
Elle soulève le vent,
Elle souffle sa question,
Elle fait le bruit…

Elle fait le bruit de l’horizon !


* Poème inspiré par une amie émotive et intuitive dont le
corps danse et se déploie avec grâce.

Philippe Rovere
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Le jardin des bougies

Simplement une flamme de bougie,
Simplement ça, ça m’enflamme, ça suffit !

Ça m’émerveille, c’est si subtil pour l’esprit !

Comme la plume d’un phénix,
Dans le gris noir d’une nuit d’onyx,
C’est mon miroir mystique dansant,
C’est hypnotique et nourrissant.

Ça s’étire, ça ondoie, c’est rythmique,
C’est la lumière mise en musique !

Ça improvise, ça s’apaise, ça s’attise,
Etincelles dansantes dynamiques,
C’est brûlant, c’est piquant.

Dans le bel ennui de la nuit,
Naissant, c’est magique !


* Une nuit éclairée…

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

Dans le néon des villes

Je cherche quelque chose de subtil, mais comme un papillon fragile, je me brûle et je me noie dans le néon des villes.

Trottant dans le noir, arpentant les trottoirs, m’en allant dans les allées de ma mémoire, comme amnésique, j’erre, je marche le cœur cassé et mécanique. Dans les cactus de la nuit, jusqu’au bout de l’insomnie, je cherche l’astuce pour m’en sortir.

Je cherche quelque chose de subtil, mais comme un papillon fragile, je me brûle et je me noie dans le néon des villes.

Pas d’échappatoire, je suis une algue et je flotte dans la nostalgie du flou des vagues et je divague hagard dans les hangars de ma mémoire. Je m’abandonne à ce qui brille, j’arnaque mon ennui, je traque l’inconnu à chaque coin de nuit. Dans le bric à brac des rues, je tangue parmi les briques et les bruits, exangue dans des impasses sans issues…

Je cherche quelque chose de subtil, mais comme un papillon fragile, je me brûle et je me noie dans le néon des villes.

Mais malgré tout, j’y crois encore, la foi vissée au corps, je montre les crocs, je pousse un cri ! Dans le cuir de la nuit, à pas de loup, je laisse s’enfuir les pas et le pouls de mon esprit et c’est là qu’au coin d’une rue, je vois l’espoir qui se pâme, s’ouvrant à moi, m’ouvrant les bras, remplie d’amour de la matrice, elle est là salvatrice, sortie de la prison du néant du béton, brin d’herbe, palpitant papillon, comme une flamme au bout d’une bougie, enfin, la voilà, je la vois, elle est là… c’est la poésie.


* Pulsation mortelle, traque…
Et renaissance.

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Ah la poésie !

Ah la poésie printanière qui pousse ! Celle grimpante, le long du verre, celle grimpante des bulles de bière qui se frayent un chemin jusqu’au plafond de la blanche mousse, amère !

Et la poésie d’un pétale de Primevère imprimé dans la poudre d’un pastel ? Et celle de la fuite au creux du bleu du ciel de la ronde fugace des hirondelles…

Entre la berge intime et la berge universelle, poésie pont-passerelle quand elle s’élance, quand elle descend du ciel et de sens pleine, pénètre, inonde de vie les racines et le sang de mes veines.

Errant dans le reflet des jaunes et pâles lueurs des lumières des lanternes sur les bitumes et les pavés en pluie… ah ! Le poète à l’affût de la poésie…

Celle qui rythme ensoleillée les places des villes tranquilles, quand les gens s’affairent et que la foule file…

Sensuelle et sensible la poésie, qui soudain rebondit, sur le gros ventre arrondi d’un bonhomme calé sur la chaise à côté, bonhomme bedonnant qui se trouve juste là, justement, une bière à la main sur le chemin de la véloce et filante poésie !

Ah… la blanche et plumeuse poésie du sillage, tangage, langage des cygnes bercés, balancés, bringuebalés par les lents et indolents ballots des mous remous des rondes ondes de l’eau…

Ah… en été, les lèvres, la paille plongée dans un jus nectar d’abricot ! Pulpeuse poésie, onctueuse et veloutée des temps chauds ! … parmi les fines et divines saveurs des fleurs qui se fanent et qui friment et s’étalent en mon cœur qui se cale en leurs rimes…

Et la poésie poilue et cornue du bouc ? Et celle de l’escargot baveux ? Et la juvénile joie des joutes de deux jeunes roux renards batifolant, jouant, se chamaillant, s’emmêlant l’un l’autre comme les folles flammèches d’un feu ?

Le discret secret de la poésie qui se pose et qui fait émerger quelque chose comme par magie ! Comme par exemple sur ma peau de bébé le babil de la pluie quand la bruine palpitante se fait poésie.

Ah… après les ébats, la poésie des amoureux épris, plongés dans l’instant présent, dans l’instant plaisant, peau contre peau lovés dans l’œuf du temps… ah ! Le vent, l’eau, du soleil le rayon, de la voix le son qui s’immiscent, qui glissent, qui s’invitent dans l’interstice et qui réveillent les âmes endormies…

Ah la poésie…

La poésie des grands espaces, les grands espaces de la poésie de nos synapses !

Les grands espaces du palais du Louvre quand les statuts et les tableaux racontent leurs histoires…

Les grands espaces que parcourent les louves dans les landes, à la tombée du soir…

Les grands espaces du sourire de la muette et poétique Joconde, poésie des grands espaces des horizons… du monde !

A l’heure des lueurs sans frontière, beaux et criblés des cris perçants des rapaces, les grands espaces du ciel, les prairies, les vaches et les cloches par monts et par vaux, sous le soleil, la lavande, bordée, brodée du bourdon des abeilles, la poésie des grands espaces des encore clos bourgeons sous peu portes ouvertes sur le pays du miel… et des merveilles…

Et la souterraine poésie des galeries qu’empruntent les taupes myopes et palmées ?

Et la poésie du petit espace d’un patio, de sa fontaine… et de sa douceur chantante encore inexplorée ?

… aux heures chaudes, quand elle rôde paisible, embaumée d’arômes, souveraine en son royaume, enguirlandée de roses et violets bougainvilliers, remplie de rêveries et d’amitiés, entre le jaune, le blanc, le bleu, entre la Grèce et l’Italie, entre la France et le reste immense du monde épanoui…

Ah… la poésie !


* Assis en terrasse d’un café au printemps…
va et vient de présent et de souvenirs vécus !

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

A demi endormi, à demi éveillé

L’élégance est de mise…

Je m’entrelace dans les flammes des bougies que les bougeoirs et le soir édulcorent et tamisent…

J’erre entre les verres et les secrets des reflets des lumières sur l’architecture luisante et boisée…

Tel un chat, je m’engonce et m’aplatis dans le mystère. Je me berce et je laisse l’œuvre du temps faire et défaire ses ourlets et ses tresses.

Dans le lac de ce flot fluide et calme, je sirote mon repos, je pirogue ma chair et mes os, rien ne presse. Je me repais à la source du rêve, moelleux, couvert de la présence sensuelle des boiseries acajou, épais de chaleur, couvert des cœurs ouverts des mains des amis sur ma joue, je joue à dormir, à veiller…

A demi endormi, à demi éveillé, je cale mon pouls et mon pas, dans le repli de ce calme presque plat, je prends comme il vient ce paisible repos, je pirogue dedans ma chair et mes os.

A demi endormi, à demi éveillé, je le prends comme il vient, entre moi et le monde, ce quart d’heure d’amitié.


* Poème écrit au salon-bar cosy et feutré de
l’Intercontinental Grand Hôtel à Paris-Opéra.
Genre de lieu que je n’osais fréquenter,
et pourtant…il y a une certaine magie…

Philippe Rovere
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L’indélébile baiser

L’indolent baiser sans lendemain autre que le maintenant de nos langues liées se tenant comme par la main.

L’indolent élan de nos bouches ballottées dans l’onde du béaba du monde farouche et balbutiant !

Baiser volé butin de nos âmes d’enfants, nos lèvres humides se livrent la vérité du livre de nos sentiments.

Maintenu, ténu, entêtant, tendu entre nous tant qu’il est encore temps d’être là sans retenue, dans la nuit comme émus, mus par l’envie d’aimer.

Il ne sera jamais oublié, fin et brut, cet indolent et indélébile baiser.


* Un baiser libéré des attentes et des illusions
conventionnelles…un baiser magique…
un baiser juste pour goûter le présent !

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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L’homme et le chat

L’homme nu et charnu et le chat nu et poilu,
L’homme nu au réveil à peine drapé, neuf, étendu,
Le chat et l’homme nu tous deux détendus.
Le chat et la chevelure de l’homme,
L’homme et la cambrure du chat.

Le chat et les draps, soyeux,
L’homme et le chat au réveil heureux,
L’homme et les draps et le chat liés tous deux, tous trois,
L’homme et les draps et le chat,
Tout ça lié dans le félin satin d’un matin de soie.

Cet intense instant s’en ira… mais pour l’instant,
La griffe du temps s’incruste dans les yeux perçants du chat.


Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

Le consensus de la sensualité

Evoluer dans la volupté…
Dans l’unanimité de nos animalités…
Dans le consentement, assentiment de nos caresses…
Dans la liberté du nous de se lier d’amour, encore et encore…
Dans l’acquiescement de cette quintessence, entente, accord…

Evoluer dans la volupté…
Goûter nos murmures et nos humeurs…
Des heures durant, en s’apprivoisant, en s’aimant…
En aimant les moindres rides de nos ruelles sensuellement…
Jouir du suave sable et de l’agréable grain de l’étreinte du temps…

Evoluer dans la volupté…
Dans le consensus de la sensualité…
Dans le charnel, le spirituel et l’érotique…
Dans des chassés-croisés émotionnels et physiques…

Goûter !

Oser baiser les braises des élans de nos âmes d’anges,
Présage d’amour qui se scelle !
Oser nos bouches, nos souffles de passage,
Le mélange de nos langues, universel langage !

Evoluer dans la volupté…

Et que le lien se tisse et nous nourrisse et nous unisse
Et que fleurissent nos amoureuses amitiés.
A la moitié du nous et du monde entier,
Que fleurisse le consensus de la sensualité.


* Poème d’amour charnel et spirituel.

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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Aucune rancune aucune

Aucune rancune aucune
Ne pèse dans mon cœur

Là dans mon cœur poids plume
Pas d’amertume, aucune…

Rancœur aucune rancœur
Ne pleure plus mon cœur

Aucune rancœur aucune
Ne lèse mon cœur de lune

Plus du tout d’amertume
Ne pèse mon cœur de plume

Aucune rancœur aucune
Ne pèse dans mon cœur

Là dans mon cœur poids plume
Pas d’amertume, aucune.


Philippe Rovere
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Vie et Amour



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Marc et David

C’est marquant comme aux côtés de Marc, La vie de David va changer.

Sur le quai de la gare, des autres hommes David se démarque et c’est tout de suite ce qui marque Marc.

Sur le quai de la gare, à croiser les regards, c’est comme s’ils n’avaient pu s’éviter, comme si d’avance David et Marc, d’évidence s’étaient déjà remarqués.

Marc dévisage David avide et David s’il devait l’avouer, vide divin, devin, l’avenir de son regard sylphide dans les yeux de cet homme limpide qui l’a remarqué.

C’est ainsi que David et Marc se retrouvent tous deux la cible des flèches miroir d’amour de leurs arcs.

Et quand l’amour débarque,
Il s’agit bel et bien d’embarquer.

Un train en retard,
Sans rien prévoir,
A la croisée des regards,

Toujours d’amour
Et d’amitié, une histoire !


* Une histoire d’amitié et d’amour entre deux hommes
qui se croisent sur le quai de la gare.

Philippe Rovere
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Danse du colibri et de l’abeille dans la lumière du bal des cieux

Soleil, étincelle, étoiles chantantes
Colibri brille, abeille colporte
Oiselle dansante, bourdonne et transporte
Vrille et trille, feu ailé pénètre les portes.

Feu à l’orée du jour
Feu à l’orée du soir
Chante chante chante
Entre le miel, entre !
De bouche en oreille
Et d’oreille en bouche
Ebruité, bruissement
Feu farouche !

Eventé par les vents
Bouche à bouche
Chante chante chante
Entre le miel, entre :
Antre, grotte, frotte, flambeau
Feu de la vie, de la mort, c’est beau !

Braise, cendre, feu
Fais danser mémoires
Miroir âme feu
Naître fais histoire.


* Un poème incantatoire !
Ecrit au Marché de la Poésie suite aux élans d’un poète de
passage qui m’invite à créer quelque chose
plein de rythme et de feu !

Philippe Rovere
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Grande Terre

Ronde, gronde
Grande, Terre
Boule, roule
Pierre, fière
Foudre, poudre
Pou-ssière…

Coule, sable
Foule, fable
Roule, graine
Gronde, traîne
Onde, ronde…

Féconde
L’œuf de feu
De l’univers !


Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

Paris

Paris esprit j’écris
Paris douleur je crie
La mer trop loin j’ai faim
Aller là-bas demain…

Mais aujourd’hui Paris
Ici la vie magie
Paris rencontre aussi
Effervescence Paris !

Paris les sens champagne
Paris pollue campagne
Paris bourdonne trop
Paris odeur malsaine
Paris jolis les ponts
Paris jolie la Seine
Paris pullule la ville
Paris jolies les îles…

Paris café posé
Paris bistrot rêver
Paris ses pierres ses rues
Paris épris perdu !

Paris pilule amère
Couleur me manque la mer
Saveurs de pains et pêches
Paris vélos calèches
Calé, bouchons les rues
Piétons marcher trottoir
Trotter chaleur du soir…

Je vais, je viens, j’écris
Forêt des fois je vais
Humus boisé et frais
Iris ouvert et nu
Carcasse du bus craque
Paris je croque cru :

Esprit Paris la vie
Paris Paris Paris !


* Mon arrivée à Paris…
entre désillusion et magie !

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

Les regards

Fermé, ouvert, refaire le monde,
Dans l’entrelac de nos espoirs,
Dans l’entre deux de nos quatre yeux
Ouverts aux mille feux d’autres regards…

D’autres vies, d’autres lieux
D’autres histoires !

Un regard, un contre regard,
Un monde à partager, une identité,
Un monde à protéger, à ouvrir !

Une perspective à deux, à quatre yeux,
Un territoire à découvrir, à explorer…

Un regard, deux regards,
Deux gardiens se regardant,
Deux habitants s’offrant
Quelque chose en miroir…

Un trait d’union,
Entre deux voisins,
Pupilles de lion ou de framboises
Qui se mordent et s’apprivoisent !

Un froid, un chaud, une intimité ininterrompue ?
Un pont, une pause, une gourmande mise à nu !

Le spectre du respect sonde les mille inconnues.


* Un poème en résonance des séances « Eye Contact »
auxquelles j’ai pu participer à Paris ou ailleurs…
Se regarder dans les yeux en silence pendant 1 minute ou
plus… et traverser ensemble nos âmes et nos mystères.

Philippe Rovere
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Madame Madeleine

Elle aimait la matière Madeleine, elle aimait l’espace des couleurs de toutes ses pelotes de laine. Assise nu-pieds dans l’herbe, époustouflée par les adorables bouffées de senteur des lavandes, elle tricotait.

Sous le soleil, rassurée par la présence de son service à thé, elle dénouait, elle renouait, bercée dans sa chaise balancelle, elle tricotait le fil émotif de ses entrailles, elle parcourait toute la palette des couleurs éclatées de sa vie passant en l’arc-en-ciel vitrail ! Elle dénouait, elle renouait avec toutes les vagues de ses amours, passé, présent, elle repassait, elle respirait quelque part sur la Terre ce qui avait fait et qui faisait encore son velours.

Elle aimait la matière Madeleine, elle aimait l’espace des couleurs de toutes ses pelotes de laine. Il lui suffisait d’un doute pour qu’à nouveau elle se réveille et se remette, enchantée, à l’écoute ! A l’écoute du pouls de ses pelotes de laine, du fil fluide qui l’animait, elle et son âme, petite flamme de l’âme de Madame Madeleine.


* Un texte spontané inspiré d’une amitié avec une vieille
dame, comme si cette vieille dame vivait en moi-même.

Philippe Rovere
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Le joueur de Tuba

Il m’a fait pleurer le joueur de Tuba, avec son tuba cabossé. Il était froqué pauvrement. Je lui ai donné un sou et d’autres ont fait de même. Il était magique avec son Tuba cabossé. Il m’a ému. Il avait la sensible virtuosité roumaine des pays de l’Est. Il diffusait la musique à travers son âme, céleste !

Beaucoup, avec leur casque sur les oreilles n’ont rien entendu, les yeux sur leurs écrans, ils n’ont rien vu. Il m’a fait pleurer le joueur de Tuba. Il ne payait pas de mine mais qu’est-ce qu’il était beau ! Sans être péjoratif, il était pauvre et beau et il jouait merveilleusement bien. Dans la rame du train, beaucoup semblaient riches extérieurement, mais intérieurement, ils semblaient abrutis de gadgets et de bruits.

De cette masse, se dégageaient un couple et leurs deux enfants. Il n’y avait qu’à regarder leurs chaussures et leurs vêtements pour comprendre comme le joueur de Tuba, qu’ils étaient de pauvres, de beaux, de très simples gens. Ils paraissaient heureux sans aucun doute et leurs enfants étaient sereins et à l’écoute.

Oh gens simples et contents de peu, je vous aime ! Comme il m’est doux, comme il m’est bon de vous voir respirer et vivre. Vous êtes la bouée de mon existence.

Il était beau le joueur de Tuba avec son tuba cabossé. J’ai aimé, j’ai souri et même naïvement, je me suis mis à pleurer.


* Poème pour un joueur de Tuba dans le métro parisien…
Entre Charles de Gaulle Etoile et Montparnasse…
Ligne 6…aérienne…
Tombé de ma plume,
Tombé de ma bouche,
Un bout de l’aventure humaine…

Philippe Rovere
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Le crabe et le hamac

A deux pas d’une baraque,
Près de mon hamac, un crabe pas trop baraqué
Est crampé sur les flancs d’une barque.

Craquelée de vent, de soleil et de pluie,
Dans le ressac de l’eau,
Amarrée à un roc,
Son bois chuinte et craque.

Les oiseaux, mouettes et goélands
Jouent avec les vents,
Je m’abandonne au soleil rêvant.

Au loin, des gamins lancent des cailloux
Et leurs parents les grondent…
C’en est fini des ricochets,
Elles s’effacent de la surface de l’eau
Les élégantes ondes…

A deux pas d’une baraque,
Près de mon hamac,
Craquelée de vent, de soleil et de pluie,
Elle ondule toujours la barque,
En rade, au repos,
Au bout de sa bride, elle parade avec les rides de l’eau.

Le crabe pas trop baraqué
A quitté la barque,
A quitté son caillou.

Il n’est plus là,
Il a décampé,
Il est rentré dans son trou !


* Souvenir de la Guadeloupe où de petits crabes parcourent
les plages…et entrent et sortent de leurs trous !

Philippe Rovere
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Le petit poète et l’oiseau

J’ai l’impression de n’être qu’un petit poète, quand je vois tous ces oiseaux, tous ces pommiers en fleur au mois de mai, tout le chant du printemps, ces oiseaux dis-je, quand je vois tous ces prodiges !

J’ai l’impression de n’être qu’un subalterne au milieu de Dame Nature et de ses grandes lanternes.

D’ailleurs, je serais fier d’être né mousse, entourée de mes amis les fougères je trônerais humide et moelleuse sous la robe des arbres et des saisons passagères…

Oui, tu me parais libre, oiseau, parfaitement en équilibre.

Tu cueilles un insecte, tu bécotes un fruit, ta sécurité… c’est ta forêt… fait d’une paille, d’une brindille, ton nid… et tous tes congénères amis sifflant, piaillant, chantant à tue-tête le tout venant !

Oiseau, tu sais être content, tu sais te satisfaire, puisses-tu enseigner au peuple des hommes la magie de l’essentiel, la magie du nécessaire !

Avec trois fois rien tu te fais ton bonheur, et nous, grands dadais que nous sommes, avec trois fois trop de tout nous faisons notre poisse, notre désastre, notre malheur.

Dis-nous de nouveau les saisons, chante-nous qu’avant les pommes il y a des fleurs et qu’elles ne poussent pas dans les supermarchés, et que d’apparence les plus biscornues, les plus abîmées, au goût, au cœur, peuvent être les meilleures !

J’ai l’impression de n’être qu’un petit poète mais le cœur vaillant, tel l’oiseau en somme, je vais et je sème mes vers où je peux, et si possible dans le cœur des hommes… où je peux… et si possible dans le cœur des hommes.


Philippe Rovere
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Dans les allées de l’idéal

Papiers d’idées, pétales déliés
dans le dédale des allées de l’idéal,
Espoirs ailés, frémissants balcons
épanouis de bougainvilliers…

En le village, l’archange passe et rit
de ces splendeurs enjouées,
Roses joutes jaillissantes sur les
éblouissants et blancs balconnets !

Les roses alvéoles se lovent
dans les espaces du temps,
Pétales s’envolent, auréolent
les courbes du vent…


Papiers d’idées volant, légers glaives en rêves réels dansant, le spectacle clarté dans le soir sans heurt tombe et tinte dans la douce heure du temps.

L’Italie et la Grèce s’étalent, petits pétales palpitent, tombent ailés et habillent les dalles des allées de leurs beaux villages aux rivages bleutés.

Ridé de vagues en beauté, tout papillonne labile dans les papilles de mes pensées, dans l’habile langage mobile de ce rêve réalité.

Tout bourgeonne audible et sensible, tout crible mon cœur toujours épris d’être pris encore par la vie pour cible !

Et des cimes ardentes des âmes des amis, décline en lenteur, longtemps, en longueur, longuement, le parfum des embaumés jardins des allées de l’idéal, vivants délices déliés, se régale mon cœur tressé de sifflantes cigales… et d’étoiles au ciel… et du souvenir du jour fait de bleu… et de soleil !


Délices dans le dédale des improbables
allées des aléas de l’existant,

Toujours sur les murs ronds et blancs dansent
d’oscillantes et roses pétales…

Dans les réelles allées de ce rêve idéal,

J’aime marcher,
Rêvant !

J’aime marcher,
Vivant !


* En mémoire des chaudes soirées d’été de Grèce et d’Italie,
entouré de deux bien-aimés amis rêveurs…et des cigales…
et des mille pétales roses des bougainvilliers…

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Ensemble au café-poésie des ailes ardentes

Regards inquiets, regards curieux, silence commun, l’histoire démarre et le café est la fée du lieu, et le café est la fée du lien.

Et les mains claquent le rythme d’avant les mots, les mots qui sont en nous dans leurs coques et qui vont sortir et s’éclater… des mots français, des mots anglais, et d’autres mots… glissés, tissés dans des langues et des chants inventés que nous aimons entendre, des mots… glissés, tissés dans les entrelacs des lacs des silences et des danses et des élans qui s’élancent, qui s’embarquent dans des strophes philosophes… des absurdités qui soulèvent des doutes et puis des sourires d’enfants…

Et puis des mots que l’on croque comme des sons : nénuphar, hochet, heureux, branche, éléphant, nous surfons tous sur nos savonnettes, nous glissons sur nos rêves d’enfants, dans nos chariotes ailées nous défilons le fil de nos marionnettes, fil si fluide qui nous guide, si délicat, plein d’éclats, plein de feu, plein de tendresse aussi… au loin j’entends une chanson venue du fin fond de l’Italie… et ne sachant même plus pourquoi tout près j’entends des rires… des rires qui chantent sur la lyre des mots !

J’entends des joies, j’entends des nostalgies perdues…

J’entends, j’entends et je reçois…


* Texte spontané écrit au Social Bar lors du café-poésie
participatif organisé par Rodrigo Ramis.

Philippe Rovere
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Vie et Amour



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poésie - Philippe Rovere

Résumé poétique de « Le Dépeupleur »

De quoi ça parle, eh bien nous sommes là pour le savoir. C’est austère, c’est absurde, c’est un cylindre aux acrobaties. C’est une chorégraphie de corps, une quête où chacun cherche en vain. C’est un décor aux indications déroutantes, une mélodie sans virgule. Une brutale lourdeur systématique, une saccade, un fou chaos… où des fourmis en cage enfermées grouillent et cherchent à croire.

C’est un train bien réglé de robots… un mystère à interpréter, c’est bien réglé, désabusant et dérisoire… et c’est aussi un sourire dans la détente du soir…


* Texte écrit à l’association littéraire « La plume en
question » en écoutant le retour des lecteurs
du livre de Samuel Beckett.

Philippe Rovere
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poésie - Philippe Rovere

Une âme mi-homme, mi-femme

Je suis un homme avec une âme,
Je suis une âme avec une femme…
Hypersensible je suis une âme mi-homme, mi-femme…

Une âme intuitive et sensuelle qui aime se mêler aux autres âmes des hommes mi-homme, mi-femme et des âmes des femmes mi-femme, mi-homme.
Et que nous importe homme ou femme si dans un consentement nos âmes s’aiment.
Si nos âmes aiment explorer l’expérience commune de nos vies, de nos corps, si elles aiment jouer et jouir ensemble alors je dis : « Encore, encore, encore ».
Quoi de plus beau si nos âmes aiment se parler, s’écouter, se regarder, s’émouvoir : âme miroir, dis-moi quel est ton magnifique pouvoir ? Dis-moi d’où tu viens, raconte-moi ton chemin, raconte-moi les pluies, le soleil sur ta peau.

Je suis un homme avec une âme,
Je suis une âme avec une femme…
Hypersensible je suis une âme mi-homme, mi-femme…

Et moi âme-homme-femme, aux âmes amies je me lie, je me connecte au nectar du principe de la vie, je me délecte d’un sourire, d’une fleur, d’un arbre, d’un chien, d’un chat, d’un faucon, d’un cobra, d’un caméléon, d’un rat, je me délecte d’un rocher, je m’accroche cru à sa peau de poussière étincelante et compactée… je me connecte au nectar du principe de la vie, je me délecte d’un sourire, je me connecte quand j’écris, pour transpercer les apparences, par la lance poésie, j’enlève l’enveloppe et je développe les lueurs de l’esprit.

Et je le dis de ma voix d’homme,
De ma voix d’âme, de ma voix de femme…

Depuis ma source enfantine, depuis ma source adulte, depuis la pulpe de ma joie, j’aime quand nos émois rebondissent sur le trampoline de nos âmes, comme des échos, j’aime sur la mandoline de nos peaux quand se jouent des frissons mystiques.
Sans dessus-dessous, à l’endroit de nos ventres, de nos joues, à l’envers à l’endroit, aux endroits magnétiques… à l’endroit des nos extases, de nos sueurs, de nos odeurs alchimiques !

Quand le yin s’exprime et tangue, et que le yang s’incline et se laisse manger tout doux comme le jus d’une mangue…
Quand le yang explose et ose planter des mots de houx, piquants, et puis si yin, si doux, se laisse aller sur le bout de la langue…

Je suis un homme avec une âme,
Je suis une âme avec une femme…
Hypersensible je suis une âme mi-homme, mi-femme…

Femelle à mamelles ou bien mâle animal… je suis conjugal (e), social (e), amical (e), bestial (e), cordial (e), spécial (e), sexuel (le), sensuel (le), matériel (le), spirituel (le), arc-en-ciel, pluriel (le), consonne et voyelle…
Archipel, éternel (le), charnel (le), coccinelle, fraternel (le), personnel (le), original (e), minéral (e), végétal (e), sidéral (e), je suis une poussière, un moustique, je suis aquatique, je suis de l’eau de l’au-delà, je suis là-haut, je suis là-bas, je suis ici… ici pour incarner mon sexe et jardiner l’esprit, ici pour prendre soin de la beauté du vivant et de la vie.

Je suis ici-bas un bout de la beauté de la flamme.

Je suis debout !

Un bout d’homme,
Un bout de femme,
Un p’tit bout d’rose,
Un p’tit bout d’choux,
Un p’tit bout d’âme.


* Pour un événement public, à la demande de l’association
WoMen’Up qui agit pour la jeunesse, l’entreprenariat,
la mixité, le bonheur, l’humain, voici l’élan
de ma plume poétique sur la question
de l’homme et de la femme.

Philippe Rovere
www.philipperovere.fr
Vie et Amour



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